Ma muse
Placée sous le signe de Vénus,
Le charme au bout des doigts
Remonte la vie endormie
Au plus profond de moi,
Réveille mes sens.
Mon corps devenu air
Frissonne d'émois,
Sa jeunesse retrouvée.
Placée sous le signe du verseau,
Vénus aux doigts de fée,
Caresse mes écrits,
Enveloppe mes mots,
Incendie mon corps
Aux flammes
De son corps
Dépose sur le papier
Les vers que j'écris
En lettre d'amour,
De soleil et de roses.
Offre à mon cœur
Mille et une proses.
Enivre mon âme
De douceurs
Et de choses,
Qu'ici je n'ose
Rapporter.
Douce,
Éthérée,
Tendre
Est
Ma muse.
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La vie.
Comme une toile sur son
chevalet
La vie se peint aux
couleurs d'une feuille,
Qu'emporte l'automne.
Dans le regard de la
biche qui voit le fusil
Au ramage mélodieux
de l'oiseau sur la branche.
Dans le sourire qui naît
sur les lèvres de l'ami.
Dans le vent qui frissonne
à la cime des arbres,
Au milieu d'un champ de
blé qui au soleil se pâme.
Dans le bleu de l'azur qui
se fond dans les vagues.
Comme un tableau jamais
fini,
La vie se peint aux
couleurs de la nuit,
Dans la lumière d'une
étoile qui scintille dans la galaxie,
Aux rires des saisons qui
sans cesse se renouvellent,
Dans le cœur des amants
qui demain se marient.
Dans les mots qui
s'envolent,
Sur le papier noirci de
nos simples écrits.
Aux couleurs de nos
désirs, de nos joies et nos peines
La vie se peint aux
couleurs de nos vies,
.
Comme
un soleil d'été sur les plages dorées,
La vie comme une toile se
peint de nos envies,
Laissant sur le palet
Les pastels doucement
se sécher.
Sur les photos
noircies,
Le souvenir joyeux de ceux
qui sont partis.
Egrenant une à une les
secondes, les heures,
Fragile elle se peint aux
couleurs de nos cœurs,
Puis doucement sans
bruit s'enfuit.
La vie comme un tableau se
couvre de mystère,
Se peint aux couleurs des
mains qui fraternisent
Un sourire,
Un seul,
Une main tendue,
Une seule.
Comme une toile
renaît à la lumière,
Tout recommence et tout
finit.
La vie a les couleurs du
miel
Quand elle est entourée d'amis.
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vive l'informatique
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Le Bétisier des Hotlines
Une petite histoire enregistrée dans un service Hotline d'assistance : Hall computer assistant ; que puis-je pour vous ? Je pense... Et bien il y en a deux. Regardez à nouveau et trouvez le deuxième. La cliente s'est plainte et le technicien a été renvoyé.
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Bonjour
Florence,
Bonjour Petite
Fleur,
En ce jour pas
comme les autres et pourtant si semblable,
En ce jour où
l’on termine une année de sa vie, pour en commencer une autre.
J’aurai aimé
vous serrer dans mes bras,
Vous offrir,
mille baisers aux parfums d’amitié,
Mille baisers
au goût de liberté.
En ce jour pas
comme les autres et pourtant si semblable,
En ce jour où
l’on regarde le monde, un œil tourné sur
le passé,
J’aurai aimé,
vous offrir mille roses aux couleurs ensoleillées,
Vous donner la
chaleur de mon amitié,
Mille baisers
au goût de liberté.
En ce jour pas
comme les autres et à nul autre pareil,
En ce jour que
l’ont dit de fête.
C’est avec
amour et beaucoup d’amitié
Que je vous
offre ce bouquet,
Ces milliers de
baisers au goût de liberté.
Gardez chère
Florence, courage, vous êtes au fond de
mes pensées et celles de beaucoup. Pour ma part il ne passe pas un jour sans
que je parle de vous que ce soit sur les radios locales, dans les journaux ou
sur mon blog et sur tout les blogs…
Que cette carte
vous apporte toute la chaleur de mon engagement pour vous et de mon amitié.
Que cette
dernière comme un doux soleil vous réchauffe le cœur et vous enveloppe de
tendresse.
Hommages
Vous qui ne figurez sur les murs du Panthéon.
Je grave en lettres d’or vos noms.
Et qu’a tout jamais dans la postérité, vous
entriez.
Les hommes de tout temps, oublient trop souvent,
Que les enfants qu’ils furent, et ceux naissants,
Ce passage à la vie, c’est à vous qu’ils le
doivent.
L’enfant que j’étais, le vieillard que je suis, se
souvient,
De votre tendresse, et de vos rires moqueurs.
A vous gentes dames, et femmes d’aujourd’hui,
Je rends hommage.
A vous gentes dames, qui en ces époques féodales,
royales,
Osèrent braver les interdits.
Vous qui fîtes dresser et blanchir les perruques
sur les têtes,
De ces
emplumés qui en restèrent marris.
A vous, qui avez aux nez des conquérants, troussés
vos jupes,
Vous, qui sans mots dire avez porté maintes
charges pesantes.
A vous qui, brimées, incomprises,
Blessées, violées, les siècles avez traversé.
C’est avec ces mots, venus du cœur,
Que je vous rends hommage.
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Jeudi 17/10,
vers 16h un automobiliste se retrouve nez à nez avec une voiture stationnée à
contre sens sur une voie d'accélération.
Interpellé par
le danger de la situation, notre prudent automobiliste ralentit à
l'approche du véhicule pour s'enquérir de l'état de la voiture et de son
conducteur.
Et là!
surprise il se trouve que la voiture stationnée
n'est ni plus ni moins qu'un véhicule de police banalisé avec radar embarqué
flashant à tour de bras !
A l'affirmation
un peu naïve de notre automobiliste
- Vous êtes à contre sens de la circulation sur une bretelle de jonction ! le
policier répond impassible
-
Nous
faisons de la prévention routière.
Vous pouvez ROULER
tranquille !!!!
La Police fait de la prévention
!!!!
Une vie de chien.
Je descends dans la nuit les parfums du midi,
Au petit matin, la tête en coing,
Mes yeux ont le tournis.
En vitesse j’avale un café et prends une douche glacée.
C’est l’heure de partir au turbin,
J’me dépêche, j’ai pas la pêche,
Je vais rater mon train.
Au loin, une sirène hurle,
Au bout de la rue un mec titube
Pour lui la nuit n’est pas terminée,
Je me retourne, il est en train de gerber.
J’avance dans le jour qui se lève
Le train j’ai raté.
Devant moi, deux ou trois collègues
Les yeux embués pointent leur carte d’entrée.
Après un petit tour aux vestiaires,
Un bon café,
Puis le train-train quotidien.
Je regarde la pendule,
Celle-ci n’avance pas, recule.
J’ai encore deux minutes à rêver,
Ma machine est à l’arrêt, elle dort,
Moi aussi.
Une main sur mon épaule,
C’est le chef qui me sonne.
Vers l’atelier je me dirige
Mes pas, ont le vertige,
Et la tête qui bourdonne.
J’appuie sur le starter,
Dans l’usine c’est l’enfer.
Deux cents métiers en mouvement
Me font grincer les dents.
Des bouchons dans les oreilles,
Le bruit me devient somnifère.
Je me retourne et je vois,
Un camarade sans doigts,
Une flaque rouge au sol,
Je sonne, lui est dans les pommes,
Claque des dents,
J’ai froid, au bout de ses doigts.
Dans le vacarme du matin,
Une sirène résonne au loin.
L’ambulance arrive dans cinq minutes,
Assis à ses côtés je
discute,
Les yeux dans le lointain.
Un collègue on emporte,
Derrière lui, claque les portes.
Putain de matinée !
Il n’est pas prêt de retravailler.
Je lève le nez, l’atelier est à l’arrêt.
La pendule cri, c’est midi,
Pour ce matin c’est fini.
Je quitte le tablier, je vais souffler.
La cantine est déserte, peinte de couleurs vertes
Qui me donne la nausée.
Sous la gamelle le feu est allumé
De fer blanc et mon gobelet, mon assiette.
Une heure de pause,
La tête dans les bras, sur la table je me repose.
Un collègue lit le journal,
Un autre entre, grimé
C’est carnaval à l’atelier,
Faut bien tuer le temps, faire quelque chose.
Encore quatre heures, ce sera l’heure.
L’atelier de nouveau animé,
Gronde à mes oreilles fatiguées.
Je repense au copain,
La machine, soudain fait peur.
Devant nos bécanes et dans le bruit
Vident sont nos vies.
Sur nos fronts une perle de sueur,
Coule pour un salaire de la peur.
Dans une caisse je range les outils
C’est l’heure de la sortie.
En voilà une autre de terminée,
On a posé nos tabliers.
Entre ces murs sales, froids et gris,
Passent et s’étiolent nos vies.
Faut pas oublier de pointer.
Je marche dans la rue,
Sur les affiches des filles nues,
Vantent les plaisirs interdits.
A mes côtés un pote rit,
L’œil vissé sur le fruit défendu.
Nous reviendrons demain,
Puis chaque jour,
Jusqu’à la saint-glinglin.
Des collègues partiront,
Nous, nous tournerons en rond,
Sans fin,
De l’usine à la maison,
Une vraie vie de chien.
Anniversaire de Florence
Le 17 novembre 2009, Florence passera son quatrième anniversaire en détention seule, loin des siens.
A cette occasion, et afin de lui témoigner notre présence à ses cotés, le comité de soutien organise une double opération :
« Anniversaire de Florence »
Il s'agit de lui envoyer, une carte anniversaire achetée ou celle ci téléchargée, de chez vous, de votre lieu de travail, signée par le maximum de personnes de votre famille, de vos amis, de votre entourage à l'adresse suivante :
Florence Cassez
Centro Femenil de Readaptacion Social de Tepepan
Calle La Joya-Col.Valle
Escondido-Deleg.Tlalpan
MEXICO D.F C.P. 16020
Date recommandée des envois : entre le 1 et le 7 Novembre 2009
et
« Cadeau pour Florence »
Il s'agit de lui offrir, pour son anniversaire ,un cadeau qui lui sera remis en mains propres, en votre nom à tous, par des personnes présentes à Tepapan, à cette date. Pour cela, une collecte dédiée est organisée.
Pour participer à ce cadeau, adressez un chèque (même symbolique), libellé au nom de l'opération (Anniversaire de Florence) à l'adresse suivante :
Association Florence-Inocente
20, rue du Général Hoche
59240 Dunkerque
Date limite des envois : 30 octobre 2009
Mais pas comme ça
Tout le monde connaît le fameux triangle des Bermudes, où
disparaissent avions et navires.
Il existe en France une zone tout aussi étrange : le triangle des Hauts-de-Seine.
Entre Neuilly, Nanterre et Levallois-Perret, c’est fou le nombre de choses qui disparaissent mystérieusement : l’éthique, le droit, les principes républicains. Et cela, en dépit des efforts répétés des clans Pasqua, Balkany, et Sarkozy pour moraliser la chose publique.
Existe-t-il des ondes maléfiques dans cette contrée qui inverseraient le positif en négatif ? Il faudrait demander leur avis aux scientifiques. Si les scientifiques se déclarent impuissants, je ne vois plus que la solution de l’exorciste. Républicain, ça va de soi…
Les femmes au fil du temps
Quelque temps après feue mitraille, retours au bercail.
Devant sa cuisinière au charbon, la ménagère 1950 retrousse ses manches.
Dehors, se promènent les élégantes,
Parées de longues robes et de petits souliers aux semelles de bois.
Ah ! Cruelle époque pour ces fleurs enfermées dans le cocon de la femme au foyer,
Qui attendent patiemment, éducation oblige le retour de l’homme.
Les années ont passé, dans les usines aux murs enfumés elles ont enfin accès.
Se libérant du joug du foyer, découvrent la rudesse des doubles journées.
Et dans la solitude de ces années, enfantent, enfantent encore.
La lucarne magique a fait son apparition, brisant la monotonie installée,
On passe à présent ses soirées devant l’écran en noir et blanc,
Qui met un peu de rêve dans la solitude du foyer.
Un soir de mille neuf cent cinquante-quatre, le présentateur annonce ;
« Grégory PINCUS un contraceptif vient de tester! »
Révolution d’une ampleur inégalée, la liberté d’enfanter.
Finit les longues portées qui vous collent au tablier.
Les belles, longs fume-cigarette au bec, et bibi bien planté sur le chignon, paradent.
Une claque sur les fesses leur fait baisser la tête.
Bardot se montre en bikini
Le rideau se lève sur la révolution sexuelle des années soixante
Un vent de révolte se met à souffler, enfante le MLF,
Vise la disparition de toutes les institutions sexistes,
la destruction du système social qui les engendre,
Le droit pour chaque femme à disposer d’elle-même.
Antoine chante « Mettez la pilule en vente dans les monoprix »
Les Françoise, s’appellent SAGAN, les Giselle, HALIMI et Simone se nomme VEIL
Et l’on peut, en toute liberté une cigarette griller devant la télé.
Le choix est adopté, l’enfant désiré et celui pas né, avorté.
Mais, dans la rue rien n’a changé, l’œil du passant s’arrête toujours sur le mollet,
Une voiture passe, émet des sifflets outrageux.
La mini et le pantalon aguichant ont fait leur apparition.
La femme redevient l’objet sexualisé,
Au cordon l’ombilical une boucle dorée est accrochée.
Nue à l’affiche des cinémas, dépouillée dans la publicité.
Sur les plages le visage, la bouche et les seins refaçonnés,
Elles étalent tout ce que leurs sœurs avaient eut de mal à gagner.
Et tout est à recommencer.
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Je t’aime
Le temps passe et court comme l'eau d'un ruisseau.
Mais jamais notre amour ne m'a semblé aussi beau.
Je suis souvent maladroit,
pas assez concerné.
Je me dis que parfois
« je ne sais pas t'aimer ».
Aimer, c'est très dur,
il faut de la raison.
Et pour que cela dure,
il faut bien des pardons !
Qu'est-ce que l'amour ?
Qu'est-ce que d'aimer ?
Le saurons-nous un jour ?
Saurons-nous l'accepter ?
Voilà bien des questions
qui restent sans réponse.
Même lors d'une grande passion,
souvent on y renonce.
L'amour c'est compliqué
et simple à la fois.
Car il suffit d'aimer
sans ne penser qu'à soi.
Il faudrait s'accepter
et bien se comprendre.
L'amour,
l'apprécier
mais aussi
savoir le rendre.
Ces quelques mots
que je t’écris ici
sont les mots de mon cœur
ceux qui me nourrissent
je les écrits
tout simplement
pour te dire
Je t'aime.
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Présidente.
Une femme se lève, tout un peuple se
réveille,
Le regard définitivement tourné vers
l’avenir.
Le monarque sur son trône tremble,
Son sinistre ministre, vert de peur,
Arme guérilleros,
Fait sonner l’hallali,
Sus à la perfide,
Qui veut du siège présidentiel,
S’emparer.
Une femme Présidente ?
Que nenni !
Un danger, vous dis je !
Le peuple outrancier l’aime !
Il faut s’en débarrasser.
Aux fers intrigante,
Que pour crime de lèse-majesté,
Tu sois bannie.
Une femme Présidente
Que nenni !
Une femme se lève, tout un peuple se
réveille,
Le regard définitivement tourné vers
l’avenir.
Relève le défi.
Fait la nique au machisme,
Redonne ses valeurs au pays
Un désir d’avenir ancré en elle,
Rebelle et fière,
Une femme,
De la France
Devient Présidente.
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Les lumières de l'Amour.
J'ai brisé les portes de la nuit,
Pour t'offrir la lumière du bonheur.
J'ai forcé les barrières de l'ennui
Pour laisser entrer le les joies du cœur.
J'ai ouvert à l'espace l'oubli,
Pour faire renaître les souvenirs heureux.
J'ai crié aux vents l'amour,
Pour que s'ouvre à toi le souffle de la vie.
J'ai donné aux murs la couleur du soleil,
Pour que tes yeux s'étoilent de lumière.
Je t'ai aimé, à en briser les portes de la nuit,
J'ai offert à ton corps le festin de la vie,
Afin d'emplir ton cœur des lumières du bonheur.
Puis,
Je me suis assis là
Sans bouger,
Te regardant tendrement,
Danser
Dans la lumière.
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Tendre amante et toujours sincère
Douce comme un matin d'été,
Mais fragile comme une fleur de porcelaine,
Est l'Amitié.
Tableau de Michéle Perrier, une amie merveilleuse.
Sa peinture se lit comme une ode à la vie.
S'épanouit,
Dans une mer aux reflets d'argent
Prends son bain.
Je la regarde s'ébattre
Souriant
A l'éternelle jeunesse,
A la beauté aussi.
Pour oublier un instant
Qui je suis.
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